Depuis janvier 2024, la directive européenne Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) pose les bases au-delà du reporting durabilité des entreprises avec de nouveaux seuils et exigences qui redéfiniront l’écosystème de la transparence des informations.
Quels sont les impacts pour les entreprises ? Comment se préparer à ces évolutions réglementaires ?
Notre article vous propose une vision globale de la CSRD à travers les obligations, les défis et les avantages 👇
Cette directive étendra non seulement le périmètre des entreprises concernées – des sociétés cotées aux grandes entreprises et PME européennes – mais imposera également davantage de cadre et de rigueur aux déclarations d’informations ESG. Les entreprises devront désormais analyser leur double matérialité, aligner leurs politiques et actions avec les normes ESRS, et soumettre leur rapport de durabilité à la vérification par un tiers indépendant.
💡 La directive CSRD : c’est quoi ?
CSRD : définition et cadre juridique
La directive CSRD est une directive européenne qui vise à standardiser le reporting de durabilité des entreprises. Elle remplace la directive NFRD (Non-Financial Reporting Directive) et propose un cadre plus strict et détaillé pour la publication d’informations extra-financières. La CSRD est transposée dans le droit national des États membres de l’Union Européenne, pour garantir une application uniforme sur le continent.
Les objectifs et enjeux de la CSRD pour les entreprises
La CSRD poursuit 3 principaux objectifs :
- Améliorer de la transparence : offrir une information de performance ESG claire et comparable
- Favoriser l’investissement durable : investir dans des projets durables en attribuant des fonds en fonction de la qualité et de l’intégrité des données ESG
- Renforcer la gouvernance et la responsabilité des entreprise : faire en sorte que les entreprises se soucient des impacts de leurs activités sur l’environnement et la société
♻️ Les Nouvelles Obligations de Reporting
Exigences de Reporting CSRD
Les entreprises concernées par la CSRD doivent produire et publier un rapport détaillé sur leurs performances en matière de durabilité au sens ESG (environnement, social, gouvernance). Pour éviter le greenwashing et s’assurer de la fiabilité des informations, ces rapports font l’objet d’une vérification par un Organisme Tiers Indépendant (OTI) accrédité.
Les normes ESRS
La directive CSRD introduit les normes ESRS (European Sustainability Reporting Standards) comme référence pour le reporting de durabilité. Les ESRS élaborées par l’EFRAG sont réparties en 3 catégories : Normes transversales, Normes thématiques (Environnement, Social, Gouvernance).
La double matérialité
Concept emprunté au monde financier, la matérialité s’est rapidement imposée en RSE. Avec la double matérialité, on considère que les décisions prises ont également des conséquences sur l’environnement et la société et non plus seulement un objectif de rentabilité.
🏢 CSRD : impacts et conséquences pour les entreprises
Conséquences d’une mauvaise application
Les entreprises qui ne se conforment pas aux exigences de la CSRD s’exposent à des sanctions pécuniaires et à des pénalités : exclusion des marchés publics, réputation entachée, difficultés d’accès aux financements.
Les avantages et les opportunités grâce à la CSRD
La CSRD représente un avantage concurrentiel : améliorer son image de marque, attirer des investisseurs, accéder au financement.
💻 Se Préparer à la Directive CSRD
Les étapes clés pour la mise en conformité
- Former et sensibiliser les équipes
- Analyser l’écart entre pratiques actuelles et exigences attendues
- Analyser sa double matérialité
- Mettre en place un système de reporting interne
- Faire vérifier par un organisme tiers indépendant
Impaccct peut vous accompagner en ce sens 😉